Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 18:18

images-copie-1 Lorsque j'ai feuilleté cet album pour la première fois, je n’étais pas plus emballée  que ça : l’histoire avait l’air simplette et pas très originale et les illustrations ne me plaisaient que moyennement. Les personnages ont l’aspect de gorilles personnifiés et les dessins font référence à la peinture de Magritte. Mais en y regardant de plus près on se rend compte que cet album regorge de surprises…

La même histoire est racontée par quatre personnages, quatre points de vue, et est toujours basée sur un événement anodin. Une femme de condition aisée, conduit son fils Charles au parc avec leur chienne Victoria. Un chômeur se rend au parc avec sa fille Réglisse et leur chien Albert. Les deux chiens puis les deux enfants jouent ensemble. La mère offusquée sépare les enfants, arrête leurs jeux. Le garçon offre une fleur à la fille. Chacun rentre chez soi. Cela c’est ce que l’on lit à la première lecture. Mais le texte n’est que la partie visible d’iceberg !

Les illustrations sont une véritable mine d’informations et constituent à elles-seules d’autres histoires en dissimulant des indices  que le texte ne fait que suggérer. Ainsi le caractère inquiet et possessif de la mère apparaît discrètement dans les illustrations sous la forme d’une ombre à la forme inquiétante poursuivant un passant. Dans les illustrations du récit de l’enfant  les objets, les arbres prennent tous la forme du chapeau de la mère  montrant ainsi le sentiment d’étouffement que ressent l’enfant et que le texte ne fait que sous entendre.

Dans les quatre récits, les sentiments ressentis par les personnages ne sont pas écrits mais illustrés. L’album devient un jeu de piste pour lequel nous cherchons les indices dans les différents tableaux.

 challenge2

8/11

 

Publié dans : Albums
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 10:04

784201242.jpgQuatrième de couverture:

1348. la peste s'abat sur l'Angleterre. Rites païens, sacrifices rituels et religieux: tous les moyens sont bons pour tenter de conjurer le sort. Dans le pays, en proie à la panique et à l'anarchie, un petit groupe de neuf parias réunis par le plus grands des hasards essaie de gagner le nord, afin d'échapper à la contagion.

Parmi eux, un vendeur de saintes reliques, un magicien, une jeune voyante, un conteur, une domestique guérisseuse, deux musiciens italiens, un peintre et sa femme enceinte. Neuf laissés-pour-compte qui fuient la peste mais aussi un passé trouble.

Bientôt, l'un d'eux est retrouvé pendu, puis un autre mutilé, un troisième poignardé... Seraient-ils la proie d'un tueur plus impitoyable encore que l'épidémie? Et si celui-ci se trouvait parmi eux?

Toutes les apparences ne vont pas tarder à s'avérer trompeuses et avec la mort qui rôde de toutes parts, les survivants devront faire preuve d'une incroyable sagacité, au milieu des secrets et des mensonges, pour trouver le mobile des meurtres et résoudre l'énigme avant qu'il ne soit trop tard.

 

Mon avis:

Je commençais à désespérer de retrouver un livre qui me passionne de bout en bout! C'est enfin chose faite après plusieurs déceptions successives. Ce livre est une petite merveille!

Commençons par les personnages puisqu'ils sont au centre de cette fascinante intrigue. Toute la première moitié du roman relate, rencontre après rencontre, la formation de cette singulière compagnie faite de fugitifs. Le narrateur, que l'on ne connaît que sous l'appellation de Camelot, est un vendeur de fausses reliques qui cherche à gagner le nord du pays pour vendre ses pseudo objets saints et fuir "la pestilence" lorsque celle-ci atteint les côtes de Angleterre. A chacune de ses étapes, un membre viendra s'ajouter au groupe, formant ainsi une intrigante galerie de portraits.

Cette longue présentation des personnages permet d'esquisser le passé trouble de chacun d'entre eux sans trop en dévoiler et en maintenant le doute et le suspense. Du coup, on s'attache à chacun d' eux malgré leurs défauts et les malaises que certains peuvent succiter. On sait qu'ils cachent tous des secrets et les pages défilent sans que l'on s'en rende compte. On tente de déviner, on fait des hypothèses, on cherche des indices dans leurs comportements, leurs paroles ou dans les histoires qu'ils racontent le soir à la veillée.

Et puis survient la première mort: suicide ou meurtre. Toute la compagnie s'interroge, nous aussi d'ailleurs, jusqu'à la mort du second membre. A la menace de la peste, s'ajoute un mystérieux assassin qui les suit dans cette Angleterre lugubre et tremblante de peur.

 

C'est d'ailleurs un autre point qui m'a captivée dans ce roman: cette évocation historique et réaliste de cette Angleterre moyenageuse emprunte de superstitions et de magie, une Angleterre attaquée par la maladie et par des pluies incessantes. On a l'impression de patauger dans la boue avec les personnages! L' évocation réaliste, d'une grande finesse, de cette période tourmentée et trouble, ajoute à l'intrigue une atmosphère sombre, pesante et presque oppressante qui nous tient en haleine jusqu'aux révélations finales.... 

Publié dans : Romans
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 19:16

9782203009486.jpgParis, le 12 décembre 1911. L'affaire du jardin des plantes piétine...

Nous avions laissé Adèle au milieu d'une histoire d'oiseau préhistorique et d'un mystérieux butin que beaucoup de monde convoite. Trahie par ces deux associés, Adèle compte bien dans ce deuxième tome se venger et découvrir ce que contient ce sac qui lui a échappé. La réponse va venir d'un détective au nom grotesque, Flageollet, qui lui parle d'une statuette assyrienne représentant Pazuzu, un démon. Mais Adèle ne sait pas dans quel guêpier elle met les pieds. Elle va trouver sur sa route une étrange secte adoratrice de Pazuzu et un paquet de personnages cupides qui veulent répandre la peste sur Paris....

Mais au moment où l'inspecteur Caponi intervient pour arrêter tout ce petit monde.....un dinosaure sort des fourrés...


Mon avis:

J'ai terminé ce deuxième tome en me disant "Non mais , n'importe quoi!"  ....et j'ai commencé le troisième me disant  "C'est vraiment n'importe quoi!". Et pourtant je continue: est-ce que je me suis prise au jeu du roman feuilleton? Probablement. J'aime beaucoup ce principe des intrigues qui se croisent, qui s'achèvent alors qu'une autre secondaire prend le devant de la scène. De plus avec ce deuxième volet, je me suis familiarisée avec les différents personnages et je n'ai pas été obligée de relire la BD pour comprendre qui est qui et qui a fait quoi!

En revanche, j'ai encore un peu de mal à apprécier le monde fantastico-réaliste de la BD. Peut-être qu'avec le troisième....

Publié dans : Albums
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 09:53

_grossecouv_s.jpg 

Comme je ne suis pas une grande spécialiste de bandes dessinées, j'ai décidé de combler quelques lacunes en la matière. J'ai découvert que les éditions Delcourt  proposait des adaptations d'oeuvres littéraires en BD, et déformation professionnelle oblige, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller y jeter un oeil et de piller le CDI de ses nouvelles acquisitions.

 

 

Résumé:

 

1840, Londres s'apprête à fêter Noël dans la joie et la bonne humeur selon les moyens de chacun. Tous... pas tout à fait ... le vieux banquier Scrooge, un avare acariâtre, résiste à cette bonne humeur et rejette toutes ses "balivernes" liées à Noël.  Son pauvre employé Bob Cratchit doit subir la mauvaise humeur de son patron et doit travailler jusqu'à la dernière minute le soir du réveillon. Le soir venu, Scrooge rentre seul chez lui, dans son grand appartement sombre et délabré. Dans le silence et l'obscurité, un craquement suspect se fait alors entendre et Scrooge  se retrouve face au fantôme de Jacob Marley, son ex-associé décédé 7 ans auparavant.  Marley est revenu pour ouvrir les yeux de son ancien patron sur sa vie austère et  sans amour. Pour cela, Scrooge va devoir suivre les esprits des Noëls présent, passé et futur...

 


Mon avis:

 

 

J'ai toujours beaucoup aimé ce conte de Noël que j'ai dû lire une bonne demie-douzaine de fois. Chant de Noël de Dickens a connu  un nombre incalculable d'adaptations plus ou moins réussies.  J'avais peur d'être déçue par cette version BD mais cela n'a pas été le cas. Les illustrations, au pastel et à la craie, donne une grande douceur au récit. Les planches représentant l'esprit de Noël, notamment les Noëls de Cratchit et du neveu de Scrooge, sont illustrées dans des tons chauds qui mettent en valeur l'atmosphère familiale et festive de cette période de l'année . A ces moments  succèdent des planches plus sombres qui concernent essentiellement le personnage de Scrooge. Les différents cadrages mettent autant en valeur les personnages que le Londres de la période Victorienne .Vous pouvez voir quelques planches sur le site de l'éditeur. 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Publié dans : Albums
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 19:04

couv.gifVoilà un album complètement loufoque qui se propose d'expliquer l'origine des choses et des êtres . Seize petits textes étiologiques qui expliquent comment les aspirateurs ont été domestiqués, comment les dragons sont devenus de grands consommateurs d'allumettes, pourquoi les poules ne claquent plus des dents....

Toutes les fables sont construites de la même manière commençant par "Avant" ou "Il était une fois..." , expliquant le pourquoi du changement et le résultat de ce dernier "C'est ainsi que..." ,un peu à la manière de Kipling dans Histoire comme ça mais en plus farfelu.


Un petit exemple:

Avant les dictionnaires racontaient n'importe quoi. Ils inventaient des hommes célèbres. Ils prétendaient que les girafes avaient des plumes et que le lait avait des bulles. On n'était jamais sûr de rien. Pour mettre un terme à ce désordre, on engagea des écrivains. Ils étaient chargés d'enlever aux dictionnaires tous leurs mensonges et leur imprécisions, qu'ils consignaient ensuite dans de petits livres blancs.

C'est ainsi qu'on se mit à faire des romans.


Pour ce qui est des illustrations: elles sont étonnantes! Chaque fable est illustrée par des boîtes qui servent de scènes à des collages et à des objets superposés et détournés. L'assemblage de ces matières et objets disparates  créent un monde fabuleux et surréaliste. La couverture offre un parfait exemple de ces montages. Un album drôle à découvrir!

 

challenge2
7/11
Publié dans : Albums
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 11:30

Avant d'aller voir l'adaptation d'Eric Besson, je voulais relire la BD de Jacques Tardi que j'avais lu il y a plusieurs années. L'âge faisant son oeuvre, je  ne me souvenais que grossièrement des intrigues. C'est parti donc...


9782210761506.jpg Résumé:

Paris le 4 novembre 1911, en pleine nuit au Musée d'histoire naturelle, un oeuf de ptérodactyle vieux de 136 millions d'années éclot.  L'animal s'envole par la verrière et provoque un vent de panique dans Paris.  Au même moment, à Lyon, un homme au physique très particulier réagit bizarrement à chacune des attaques de l'oiseau préhistorique. Y aurait-il un lien entre ce drôle de personnage et ces étranges évènements?

Les jours passent et le nombre de victimes ne cesse de s'accroître, les autorités sont dans l'impasse et une récompense est promise à celui  qui parviendra à le tuer ou à le photographier. 

Dans un train en direction de Paris, un employé du musée  aborde une jeune femme qui prétend vouloir photographier le ptérodactyle et s'appeler Edith Rabajoie. Cette mystérieuse femme est en réalité Adèle Blanc-sec. Pourquoi se rend-elle réellement à Paris? Pourquoi prétend-elle s'appeler Edith Rabajoie?..... Vous n'avez qu'à le lire pour le savoir...

 

Mon avis:

Bienvenue dans le monde étrange d'Adèle Blanc-Sec où le fantastique côtoie la réalité de la belle-époque. Avec "Adèle et la bête", le premier tome d'une série de dix albums, on découvre un récit complexe et foisonnant dans lequel les intrigues se mêlent et se démêlent entre surnaturel et réalisme. Quelle peut bien être le rapport entre un animal préhistorique et la condamnation à mort d'un homme? Entre une mystérieuse invention, la mort d'un banquier et le ptérodactyle?

Le soucis des premiers tomes est toujours le même: des personnages nombreux qu'il faut resituer, des intrigues amorcées mais pas toutes résolues puisque la BD se présente comme un roman-feuilleton, des univers particuliers dans lesquels il faut prendre ses marques. Ce premier tome n'échappe pas à ces règles, en effet on découvre l'héroïne sortie de nulle part  qui en plus se fait passer pour quelqu'un d'autre. Ce premier opus, ne nous apprend que peu de choses sur Adèle Blanc-Sec. On sait qu'elle a un franc parler redoutable, qu'elle n'a pas froid aux yeux et qu'elle est prête à tout, même séquestrer des gens, pour obtenir ce qu'elle veut.  Un personnage haut en couleur donc, anticonformiste par rapport à son époque.

La BD présente également une importante galerie de personnages: certains sont farfelus comme Boutardieu, d'autres stéréotypés comme l'inspecteur Caponi.  Quoi qu'il en soit , ils sont nombreux et Tardi brouille les repères en leur donnant quasiment à tous les mêmes caractéristiques physiques: le costume sombre, la moustache...

Autre difficulté: suivre et comprendre l'intrigue concernant Adèle et Ripol. Elle est d'autant plus difficile à suivre que dans toute  la première moitié les éléments nous sont donnés avec parcimonie et qu'elle est entièrement résumée en une seule planche dans la seconde moitié de la BD, ce qui oblige à revenir en arrière pour resituer certains évènements et personnages. Bref, j'ai été un peu embrouillée par ce premier tome mais je compte bien persévérer en lisant au moins le second tome pour confirmer mon opinion ou pas...



Publié dans : Albums
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recherche

Catégories

 

Romans

bn261100.jpg

Littérature jeunesse

rabier.gif

Chariva...écrire

Ecrire.jpg

Cinéma

cine-bob.jpg

Théâtre

theatre-2.jpg

Albums & BD

valeriadocampo04.jpg

Blabla

category_service_a_the_-_cafe_cremiers_sucriers_cafetieres_.jpg

Lectures en cours

 

 

 

Mes lectures communes

 


 

1664927541.jpg

J'y participe

   

   

5438699503 f3b06230f1

 

 

0-A0jHbERN-copyright-s-.pngDroits d'Auteur

Le principe de la protection du droit d'auteur est posé par l'article L.111-1 du code de la propriété intellectuelle (CPI) «l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création d'un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d'ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d'ordre patrimonial».

L'ensemble de ces droits figure dans la première partie du code de la propriété intellectuelle qui codifie les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985.

 

 

logo-facebook.jpgMa page Facebook

Ma Page sur Hellocoton

Retrouvez zorane sur Hellocoton


Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés